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« Vita Brevis », un condensé dépressif signé LK de l’Hôtel Moscou

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« Vita Brevis », c’est la deuxième moitié d’un célèbre adage du médecin grec Hippocrate selon lequel « l’art est long, la vie est brève. » Vita Brevis, c’est aussi le nom du dernier projet d’LK de l’Hôtel Moscou, qui a vu le jour le 18 juin dernier sur les plateformes de streaming. Pour l’occasion, le rappeur s’associe au producteur Holos Graphein pour s’immerger dans une ambiance légèrement différente de celle d’Aphélion, sa sortie précédente. Plus lucide car plus sobre, Vita Brevis est certainement l’un des projets les plus positifs d’LK. Là où Aphélion nous plongeait dans un tourbillon halluciné, les dix titres de ce nouvel opus nous projettent dans un enchaînement d’instants fugaces. Cette impression est renforcée par le clip de Jet Lag, dans lequel l’acteur Dimitri Cesar plane entre Tokyo, Londres et Berlin, la tête collée sur la vitre d’un train. Visuel, presque cinématographique, Vita Brevis marque une étape dans la production musicale d’LK de l’Hôtel Moscou, qui a annoncé qu’il travaillait d’ores et déjà sur un double album. Plus productif, mais aussi en constante remise en question, le rappeur parvient à moduler son univers pour le rendre significativement différent à chaque sortie. À noter les influences sudistes perceptibles des collaborations avec Yuri J, avec notamment des adlibs au tempo ralenti à la DJ Screw sur Sourire, et le retour de la thématique de la consommation de drogues. Les effets de voix sont globalement omniprésents dans l’album, mais utilisés avec finesse et parcimonie aux refrains ou plus légèrement sur les couplets de Les Entrailles. Autre thématique propre à Vita Brevis, celle de l’immensité de la nature et du cosmos, comme un aboutissement inéluctable des nombreux questionnements de l’artiste : « On est tout petits dans ce monde / C’est dans le vide qu’on plonge / Mais je souris face à l’abîme ». Et en définitive la poussière, à la fois à l’origine et à la fin de toute chose, qui vole au gré du vent de morceau en morceau jusqu’à la pochette de l’album.

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