#VentesDeLaSemaine 22 : Moha la Squale, parti pour durer ?

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On vous l’avait déjà exposé avant la sortie de son premier album solo, Moha la Squale est loin d’avoir dit son dernier mot. Pour preuve, Bendero se positionne dès sa sortie en première place du top urbain, mais également du top général devant Maître Gims, qui semblait pourtant confortablement installé sur le trône. Avec 16.520 ventes, le rappeur s’assure une solide avance, promet d’obtenir le disque d’or dans un délai raisonnable, mais surtout confirme les espoirs placés en lui par ses partenaires et par son label Elektra (Warner). Le rappeur est-il parti pour durer ? On aurait pu penser le contraire, imaginer une première semaine gonflée par l’intense matraquage médiatique mais contrebalancée presqu’immédiatement par une chute d’intérêt. Dans les faits, le relai de Moha la Squale par des médias à tendance généraliste et le branding développé autour de son personnage semblent avoir payé, permettant au rappeur de limiter la proportion du streaming dans le total de ses ventes à 68%. Pour autant, Bendero a été mal accueilli par une partie du public, qui y voit un album répétitif et trop long qui n’a pas été à même de corriger les défauts déjà reprochés à l’artiste au cours de sa série de freestyles et qui avaient été en partie corrigés à partir de Ma fable. Peut-on demander à un rappeur d’évoluer après moins d’un an de carrière du fait de sa productivité ? Dans tous les cas, la progression de Moha la Squale est évidente et observable à vue d’oeil.

➡ Les certifications d’albums et premières semaines

Avec Bendero, Moha la Squale signe son premier projet et son premier succès. Sa longévité est encore un sujet d’interrogations, mais le fait est que le relai du rappeur par certains médias à tendance généraliste lui a permis d’écouler pas moins de 22% d’albums physiques et 10% en téléchargement, une proportion de moins en moins courante qui semble indiquer que le public de l’artiste s’étend au-delà du rap. L’avantage du projet de Moha la Squale, c’est qu’il est construit de manière linéaire comme une sorte de récit, ce qui pousse à l’écouter entièrement et donc fait augmenter le nombre d’écoutes sur l’ensemble. Cette stratégie au croisement de la direction artistique et du marketing digital a l’avantage d’être entièrement cohérente avec l’univers de l’artiste, cependant le nombre assez important de morceaux peut repousser une partie des auditeurs.

De son côté, Jok’Air a sorti son premier album solo intitulé Jok’Rambo, après le succès d’estime rencontré par les EPs Big Daddy Jok et Jok’Pololo et la mixtape Je suis Big Daddy. Premier album et projet le plus vendu puisqu’il s’est écoulé à près de 4.000 exemplaires fusionnés. Côté structure des ventes, les chiffres sont également assez équilibrés avec 74% d’équivalents streaming et 20% de ventes physiques. Signé chez Play Two (TF1), qui s’est constitué une collection urbaine de plus en plus éclectique au fil des mois, le rappeur est toujours géré par l’ancien manager de la MZ Davidson. Il se positionne comme un acharné de travail prêt à gravir une par une les marches du succès, et a pour lui une image de marque remarquablement travaillée.

Alors qu’il vient d’annoncer la sortie et de dévoiler la cover d’un nouvel album intitulé Cheval de Troie, le rappeur du Var décroche un disque d”or avec French Riviera vol. 2. Très plébiscité du public, Hooss a su développer au fil des albums un univers assez travaillé et authentique. Prometteur, il avait notamment impressionné avec son projet Woodstock sorti début 2018 et pourrait bien s’imposer comme l’un des visages incontournables du sud de la France.

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