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Entretien avec T2R, étoile montante de la nouvelle génération

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Originaire de Limeil-Brévannes (Val-de-Marne), T2R fait parler de lui depuis un peu plus d’un an grâce aux millions de vues générés sur la toile par ses morceaux. A grand renfort de morceaux pouvant systématiquement être considérés comme des potentiels singles, le jeune artiste a démontré sortie après sortie l’étendue de sa science de la mélodie. Désormais bien en place, le rappeur vient de sortir son premier album Loka. Un choix surprenant au vu de la jeunesse de sa carrière, mais potentiellement un pari gagnant pour celui qui s’est définitivement imposé comme l’un des visages de la nouvelle génération. Signé au sein de la structure Guêpier Music, T2R a condensé l’ensemble de sa progression musicale sur un peu plus d’un an afin de proposer un projet solide et cohérent au vu de l’univers développé. Véritable star sur les réseaux sociaux auprès d’un public jeune, T2R n’a pas hésité à revenir sur l’ensemble de son parcours, son éducation musicale, et ses objectifs très ambitieux.

REVRSE : Avant toute chose, j’aurais aimé savoir par quel biais tu es rentré dans la musique…

T2R : A la base, ça a commencé quand j’étais petit, en écoutant du Michael Jackson. J’adorais ses qualités artistiques. J’étais jeune quand j’ai commencé à l’écouter, c’est ma mère qui l’écoutait d’abord et rapidement je me suis pris sa musique, avant de l’écouter par moi-même et finalement c’est un artiste que j’ai beaucoup saigné.

REVRSE : Lorsque t’as commencé à écouter de la musique, tu ne t’es pas directement mis à en faire ?

T2R : Pas vraiment, parce que lorsque t’es petit, t’as pas le réflexe d’aller écouter de la musique. Tu digères les influences que t’écoutes par ton entourage familial ou tout simplement ce qui arrive à tes oreilles, d’une manière ou d’une autre. A la base, je n’étais pas tellement dans le rap, mais dès que j’ai essayé — parce que j’ai limite rappé avant d’en écouter, je me suis mis à écouter ce qui se faisait. Après, je rappais, mais très vite je me suis mis à chantonner.

REVRSE : Du coup, quelles ont été tes premières références en tant qu’auditeur de rap ?

T2R : Ce qui m’a marqué et toute ma génération, c’était la Sexion d’Assaut et si je devais choisir un morceau vraiment rap d’eux, ce serait Disque d’or, ça m’avait marqué à l’époque. La Sexion était impressionnante, c’était polyvalent, ça savait tout faire ; c’est une référence dans le rap.

REVRSE : Lorsque t’écoutais un artiste, tu recherchais quelque chose en particulier ou t’écoutais simplement et t’imprégnais de l’univers de l’artiste afin de juger ce qui te plaisait ?

T2R : En vrai, je prenais la musique de l’artiste telle qu’elle était, je ne m’attendais pas à quelque chose en particulier. Je trouve que chaque artiste amène quelque chose si son univers est bien travaillé, donc il faut prendre tous les paramètres en compte pour juger la qualité de la musique.

REVRSE : A partir de quel moment as-tu commencé sérieusement à te mettre à la musique ?

T2R : Il y a environ 3 ans, j’ai eu le déclic quand j’ai commencé à m’intéresser vraiment au rap. Je voyais le game, franchement ça m’attirait, je voulais en faire partie parce que de l’extérieur t’as une autre vision. Quand tu n’es pas dedans et que t’es simplement un spectateur, tout te paraît beau et parfait.

REVRSE : J’imagine qu’initialement t’as commencé par le chant ?

T2R : Déjà il y a 3 ans, j’étais dans le chant parce que j’estimais que la mélodie était la chose la plus importante quand tu fais de la musique. Pour moi, c’était inconcevable de ne pas savoir manier la mélodie afin de faire la musique que j’aimais. Après, j’ai toujours rappé à côté, mais au final la musicalité a pris le dessus.

REVRSE : Depuis une année, il y a un véritable engouement autour de ce que tu fais, comment tu l’as ressenti sachant que tu découvrais les ficelles du métier en même temps ?

T2R : Dans un premier temps, c’est sur les vues YouTube que tu sens la différence, j’étais impressionné et surpris lorsque je voyais certains chiffres. Après j’étais évidemment content, je comprenais que ça commençait vraiment à décoller pour moi. Ensuite, c’est dans la rue que j’ai senti une différence lorsqu’on me demandait des photos. La première fois, tu ne t’y attends pas.

REVRSE : J’ai l’impression que tout ce qui s’est passé durant une année, que c’était un enchaînement de surprises auquel tu étais pas vraiment préparé. C’est le cas ?

T2R : Au début ça surprend mais après tu rentres dans une norme et tu t’y habitues. Pour te donner un exemple, quand j’ai commencé les Loka, au début je voyais que j’étais sur une moyenne constante en termes de vues, sur le 1 et le 2. Mais quand on a balancé le Loka 3, j’étais beaucoup trop surpris ! Je voyais les vues grimper, mais jamais je me serais attendu à en faire autant. Surtout que sur Loka 3, on a perdu la caméra après le tournage du clip et on a été obligés de recommencer, avec tous ces imprévus je m’attendais à tout sauf ça, c’était inespéré.

REVRSE : En termes d’images devant la caméra, qu’est-ce que t’attends de la part d’un clippeur ?

T2R : Sur les clips récents, j’ai pas mal travaillé avec Sony Design, mais au final je peux travailler avec tout le monde, je suis ouvert à tout. Après ce que j’attends du clippeur, c’est qu’il me propose certaines idées sur le tournage et qu’il y ait une connexion naturelle au moment du clip, afin qu’on soit sur la même longueur d’ondes.

REVRSE : Sur ton premier album Loka, qui sort en ce jour, je trouve que tu as exploré pas mal d’univers différents, qu’est-ce que tu souhaitais montrer en proposant une telle diversité musicale ?

T2R : Avant tout, je voulais montrer tout ce dont j’étais capable en tant qu’artiste, je ne me limitais pas à un seul registre. Après, il n’y a pas de trap par exemple. C’était plus une volonté par rapport à la couleur de l’album, ce style ne me dérange pas et je peux même être très à l’aise dessus si j’ai la bonne production. Pour le moment, je n’ai pas tellement envie de me concentrer là-dessus, je préfère aller à fond dans le délire avec lequel le public m’a découvert, et ensuite on verra.

REVRSE : D’ailleurs sur le projet, à part ton équipe, il n’y a aucun featuring !

T2R : Sur ce projet, je n’avais pas envie de ramener de gens extérieurs, sur le prochain peut-être mais on estimait que ce n’était pas forcément le bon moment car il fallait que je me mette en avant. Dod et Minissa sont là, et leur présence était importante. Pour Minissia, avancer à deux, ça a été une force donc c’est logique qu’elle soit présente plusieurs fois.

REVRSE : Sur l’ensemble des titres du projet, tu penses que c’est lequel qui peut te permettre de décoller ?

T2R : Personnellement, celui que je préfère c’est Le Passé, parce que je me livre un peu plus, on en apprend sur moi, et les gens ne me connaissaient pas dans ce style, donc je suis curieux de voir comment il sera accueilli.

REVRSE : C’est assez surprenant que tu arrives directement avec un album étant donné que tu viens d’arriver. C’est généralement une étape qu’on réserve pour un moment plus avancé du développement d’un artiste…

T2R : Dans ma conception, l’album est l’aboutissement d’un travail, et le résultat final est représenté par Loka, qui regroupe ce que j’ai fait pendant plus d’un an. J’ai des attentes sur ce projet, j’espère qu’on obtiendra le disque d’or, ça ferait plaisir.

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